Le trouble de la personnalité schizotypique est un trouble de la personnalité grave.
DSM-IV-TR: Mode général de déficit social et interpersonnel marqué par une gêne aigüe et des compétences réduites dans les relations proches, par des distorsions cognitives et perceptuelles, et par des conduites excentriques. Le trouble apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :
1. idées de référence (à l'exception des idées délirantes de référence)
2. croyances bizarres ou pensée magique qui influencent le comportement et qui ne sont pas en rapport avec les normes d'un sous groupe culturel
3. perceptions inhabituelles, notamment illusions corporelles
4. pensée et langage bizarres
5. idéation méfiante ou persécutoire
6. inadéquation ou pauvreté des affects
7. comportement ou aspect bizarre, excentrique ou singulier
8. absence d'amis proches ou de confidents en dehors des parents du premier degré
9. anxiété excessive en situation sociale qui ne diminue pas quand le sujet se familiarise avec la situation et qui est due à des craintes persécutoires plutôt qu'à un jugement négatif de soi-même
En clinique psychiatrique, le concept de psychose est souvent pris dans un sens large et regroupe toute une série de maladies mentales.
L'apparition du terme de "psychose" date du XIX ème siècle dans la littérature spécialisée pour désigner la folie, l'aliénation, etc. et c'est à la fin de ce siècle qu'il sert à spécifier l'opposition psychose - névrose notamment reprise par Sigmund Freud. Ce terme était parfois accolé d'un autre qui désignait son origine: psychose réactionnelle, toxique, infectueuse, constitutionnelle, sénile, infantile, etc. Aujourd'hui, il trouve une acception en psychopathologie psychanalytique on parle alors de structure psychotique [1], de pôle d'organisation psychotique [2], ou encore de Partie Psychotique de la Personnalité (PPP) [3]. Dans l'approche du DSM et celle du CIM le terme n'a plus de portée classificatoire aussi distinctive. La psychose n'est pas considérée comme un diagnostic en soi, mais comme un état associé à certaines pathologies psychiatriques. Le terme psychose est donc repris par de nombreux auteurs, courants théoriques, dans des acceptions parfois radicalement différentes, parfois partiellement partagées. Il s'agit d'un terme générique dont il est difficile de donner une définition précise sans le référer à la théorie qui le sous-tend (psychanalytique, phénoménologique, comportementaliste (DSM - CIM), etc.). La psychose doit toutefois être distinguée des déliriums et des démences.
Au niveau phénoménologique, la ou les psychose(s) se manifeste(nt) par un ensemble de symptôme caractéristiques d'« épisodes psychotiques ». Au niveau comportemental, l'épisode psychotique se traduit par une altération du « sens de la réalité » : idées délirantes, hallucinations. Celui-ci, de durée variable, peut-être transitoire (plus d'un jour, moins d'un mois, hors traitement) (exemple : épisode psychotique bref) ou prolongé. L'enfant psychotique arrive dans une famille où l'environnement psychoaffectif apporté par les figures parentales est fondamentalement dans une carence considérable, alors que primordial: il s'ensuit qu'il s'échappe à cet invivable, là où celà est le plus possible, c-a-d dans l'imaginaire, où il peut heureusement se construire et générer une parole; celle-ci sera porteuse à son tour d'une parole, en la teneur d'un discours, vers l'entourage social en éligibilité (et là encore cette éligibilité est le manifeste du désir, et de construction). En somme, l'insertion sociale existe dés le plus jeune âge, et participe bien sûr fondamentalement à l'édification de la personne, ainsi que pour tout autre enfant.
Il n'y a pas particulièrement, comme on voudrait nous le faire croire, de passage à l'acte: parceque la construction se fait par l'usage de l'imaginaire principalement, et que c'est là que la liberté prend pour lui d'abord corps; par ailleurs est à noter que l'usage de l'imaginaire n'est pas sans doute plus riche ou dense que chez un autre enfant, ce qui se révèlerait un mythe -une croyance-: simplement il y a là refuge, pour la survie de son intégrité et jusqu'à son édification... avec heureusement structurellement parole, et alors structuration.
Comme un autre, l'enfant psychotique acquiert sa structuration, au bénéfice -et en réciprocité-de l'insertion sociale, mais le moyen primordial que devient en ce (source: site lacanien psyresp.), ... que devient en ce but essentiel l'imaginaire la rend structurellement différente -elle est psychotique-ou-psychose -.